Les chercheurs ont lié sept nouveaux gènes à des troubles d’anxiété tels que le trouble obsessionnel compulsif, le trouble de la panique et le trouble d’anxiété sociale.

Ces liens génétiques signifient que de nouveaux traitements peuvent être créés pour cibler ces gènes liés à des troubles anxieux. Il donne ainsi de l’espoir à des millions de personnes qui n’ont actuellement aucun recours pour se sentir mieux.

Les traitements pour les troubles anxieux peuvent impliquer à la fois des médicaments ou des thérapies à base de médicaments. Les stratégies de traitement les plus efficaces sont une combinaison des deux, qui diffèrent selon le patient.

Pour traiter ces conditions, les médicaments ont été conçus pour cibler des gènes spécifiques qui produisent des protéines liées à la progression des troubles. Ceux-ci sont si complexes que la découverte des gènes en question est vraiment difficile.

Actuellement, il n’y a que deux possibilités qui sont associées à des thérapies à base de médicaments : la dopaminergique et les voies sérotoninergiques. Les changements de la dopamine ont été associés au mouvement, à la motivation et à la toxicomanie. La sérotonine dans le cerveau a été liée à l’humeur, au comportement social, la mémoire et la fonction cognitive.

Les thérapies à base de médicaments concernent près de la moitié des personnes touchées, laissant un grand nombre de personnes sans assistance. Les traitements actuels pour les troubles anxieux ne sont pas aussi efficaces qu’on l’espérait. Une meilleure compréhension du pourquoi et du comment ces troubles existent est essentielle pour de meilleures stratégies de traitement.

Les recherches ont révélé plusieurs nouveaux gènes qui pourraient jouer un rôle dans la façon dont les troubles anxieux se développent et progressent. Une approche interdisciplinaire a été utilisée sur les animaux et sur les gens pour découvrir ces gènes.

Pour identifier les gènes en question, les chercheurs se sont concentrés sur le striatum du cerveau dans lequel la voie de la plasticité synaptique a été choisie. En neurosciences, la plasticité synaptique se réfère à la capacité des synapses (connexion dans le cerveau) de se renforcer ou de s’affaiblir en réponse à un stimulus. Le striatum aide à coordonner la motivation avec les mouvements du corps. Il peut être aussi simple qu’une motricité de base ou aussi complexe que l’inhibition comportementale en fonction de l’interaction sociale.

Le résultat est que sept nouveaux gènes ont été identifié comme candidats possibles pour une étude plus approfondie. Six de ces gènes n’ont jamais été impliqués dans les troubles anxieux auparavant.

A ce jour, la recherche mondiale a identifié un certain nombre de risques pour les troubles anxieux. Ceux-ci peuvent être regroupés en deux catégories : les facteurs génétiques et environnementaux. Les facteurs génétiques sont liés à des différences dans le code génétique risquant de développer des troubles de l’anxiété. Les facteurs environnementaux sont rattachés à la toxicomanie et aux traumatismes de l’enfance.

Pour compliquer encore les choses, ces catégories ont tendance à interagir entre elles. Les scientifiques pensent que l’interaction est ce qui traduit les multiples différences entre les patients. Par exemple, deux personnes peuvent avoir un trouble obsessionnel compulsif sévère et avoir le même traitement, mais en raison de leur génétique et de leur mode de vie, le traitement pourrait ne pas avoir le même effet.

Les thérapies à base de médicaments ne fonctionnent que pour la moitié des personnes souffrant de troubles anxieux.

Certains de ces candidats semblent également interagir avec les facteurs de stress environnementaux. Les traumatismes subis lors des premières années de développement ont probablement un impact sur la personne et peut contribuer à développer des troubles d’anxiétés. Il est considéré comme un facteur clé dans la variation observée entre les différents patients.

Bien que cette théorie soit difficile à enquêter et à représenter, elle a été possible en utilisant des conditions strictes et spécifiques. Cette découverte est un plus pour les travaux futurs qui auront pour but d’essayer de mieux comprendre comment l’environnement interagit avec la génétique qui manifeste la maladie.

Les troubles anxieux tels que le trouble obsessionnel compulsif, le trouble de la panique et le trouble d’anxiété sociale sont parmi les conditions les plus graves. Ils affectent actuellement jusqu’à 350 millions de personnes à travers le monde.

Les mythes, la peur et la stigmatisation sont les obstacles persistants dans la compréhension de la maladie mentale. Elle entrave également la sensibilisation du public. En conséquence, comme l’histoire l’a montré, ceux qui souffrent de maladies mentales sont mis à l’écart et sont considérés comme des citoyens de seconde classe.

LA VOIE A SUIVRE

En découvrant ces nouveaux gènes – impliqués non seulement dans le risque mais aussi dans l’interaction de l’environnement – ils sont un nouvel espoir pour améliorer les stratégies de traitement.

Mais que ce soit par la réalisation de nouveaux médicaments, une meilleure compréhension au niveau moléculaire de l’influence de l’environnement serait prometteur pour l’avenir.

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