Saviez-vous que les arbres urbains poussent plus vites mais meurent plus jeunes que ceux des forêts ?

C’est ce que Lucy Hutyra et ses collègues de l’Université de Boston ont découvert. Il n’existe pas encore suffisamment d’études allant dans ce sens. Cependant, les données antérieures ne révelaient aucune différences entre les arbres des 2 situations géographiques.

A travers cette nouvelle étude, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que le cycle de vie des arbres plantés en ville est beaucoup plus courte. Pourtant, c’est au cours de leurs croissances, que les arbres absorbent le dioxyde de carbone contenu dans l’air. Ils se concentrent sur l’énergie du soleil à travers le traitement des gaz extrêmement toxiques. Leurs tissu aident à stocker cet élément nuisible pour la planète.

La méthode employée par l’équipe

L’équipe s’est concentré sur la taille du tronc des arbres. A l’aide d’un ruban à mesure, ils ont suivi et mesurés successivement l’évolution de la hauteur et du diamètre de quelques arbres pendant 9 ans (de 2005 à 2014). L’étude fut appliquée sur les chênes rouges et les érables rouges situés dans les rues de Boston, en comparaison avec ceux localisés dans les forêts à proximité. Le résultat en est que ces premiers poussent 4 fois plus vite. Mais la survenance d’un risque de mort rapide est doublement plus élevés que les arbres forestiers.

Le couteau à double tranchant 

Depuis l’alerte sur le réchauffement climatique, plusieurs villes à travers le monde plantent assidûment les arbres. L’objectif étant d’éviter d’atteindre une température dangereuse pour l’écosystème, et ainsi protéger l’environnement. En temps normal, cet acte paraît bénéfique pour la planète. Cependant, la problématique en est que même si les arbres de villes éliminent 4 fois plus de dioxyde de carbone en grandissant, ils libèrent l’ensemble du stock ingurgité en s’éteignant.

Les chercheurs expliquent ces raisons par le fait que les arbres des forêts sont entassés. De ce fait, ils bénéficient de moins de lumières nécessaires pour leurs développements. Alors que la concurrence est beaucoup moins rude en ville. Cependant, ils précisent que cette étude n’est pas appliquée dans les régions arides où l’humilité et l’azote des villes aident à maintenir plus longtemps les arbres en vie.

Cette rétroaction est pourtant inéluctable. Planter des arbres pour ralentir l’émission de CO2 est logique et nécessaire. Par ailleurs, si cette étude s’avère exacte, le monde sera amené dans un éternel cercle vicieux. La solution serait alors une succession d’arbres plantés, pour crée l’équilibre; car les arbres de villes ont d’autres fonctions indispensables pour la communauté !

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